Radiateur à inertie

  • Chauffage

Fonctionnement du radiateur électrique à inertie

Le principe du radiateur électrique à inertie est simple : il s’agit d’abord d’accumuler de la chaleur pour la restituer ensuite de manière régulière, sans à-coups, dans le but de garantir un confort optimal.

Pour comprendre l’inertie, prenons un exemple simple : nous sommes en été et il fait 30°C à l’ombre. Si vous posez votre main sur la façade de votre maison qui se trouve à l’ombre, vous constaterez qu’elle est froide.

A l’inverse, nous sommes toujours en été, il est minuit, et la nuit est assez fraîche. Lorsque vous vous approchez de la façade de votre maison qui est restée au soleil toute la journée, vous constatez qu’elle est chaude et ressentez une douce chaleur.

Le principe du radiateur electrique a inertie est le même. Le cœur de chauffe , accumule la chaleur pour mieux la diffuser ensuite. Bien entendu, en phase de restitution, le radiateur ne consomme pas d’électricité et va permettre d’intéressantes économies d’énergie. D’où la devise du radiateur inertie : confort et économies.

Mais attention, toutes les technologies ne se valent pas, il faut les comparer les radiateurs à inertie et être attentif à trois points importants :

  • le cœur de chauffe (qui permet d’accumuler la chaleur)
  • le corps de chauffe (qui la diffuse)
  • la régulation (le thermostat, qui contrôle le système)

Le cœur de chauffe, la partie qui accumule la chaleur, est un élément principal voire essentiel. En effet, de la qualité du cœur de chauffe dépendra la qualité de l’inertie.

Radiateur A Inertie : les différents types de cœurs de chauffe

Le cœur de chauffe du radiateur à inertie est parfois constitué d’un fluide caloporteur (très souvent à base de glycol ou de pétrole) qui se trouve à l’intérieur du corps de chauffe dont l’aspect rappelle les anciens radiateurs de chauffage central. Cette technologie apparaît comme assez rudimentaire, à cause du faible pouvoir d’accumulation du fluide et aussi, parce que le radiateur chauffe à l’arrière. De plus, une grande partie de la chaleur sort par le haut, comme sur les premiers radiateurs électriques.

Le cœur de chauffe peut aussi être en aluminium. Dans ce cas, il est souvent associé à un corps de radiateur lui aussi en aluminium. Celui-ci ne restera pas chaud très longtemps car l’aluminium est très conductible, ce qui signifie qu’il ne garde pas la chaleur. En effet, l’aluminium pur a une inertie quasi-nulle. La chaleur s’évacue donc très rapidement.

Le cœur de chauffe en fonte d’acier, quant à lui, garde la chaleur plus longtemps. Néanmoins, il faut veiller à ce que la partie arrière du radiateur ne devienne pas trop chaude afin de ne pas chauffer inutilement les murs extérieurs. Il faut également s’assurer qu’aucun bruit (cliquetis) n’est généré par la résistance blindée prise en sandwich dans le noyau en fonte.

Exemple de cœur de chauffe : la brique réfractaire qui équipe les radiateurs à inertie Aterno.

Le cœur de chauffe en matériaux réfractaires (en céramique ou stéatite par exemple) constitue ce qu’il y a de mieux. Nos grands-parents, les industriels (hauts-fourneaux) ou encore les boulangers, avaient déjà compris tous les avantages à tirer de ce matériau exceptionnel qui nous a été offert par la nature. En effet, la cuve d’un haut-fourneau (four destiné à fabriquer de la fonte à partir du minerai de fer) est constituée de briques réfractaires. Quant aux boulangers, ils utilisent aujourd’hui encore des briques réfractaires dans leurs fours à pain. Cependant, l’utilisation de matériaux réfractaires naturels suppose de respecter certaines lois de la nature, qu’il faut parfaitement maîtriser afin de pouvoir façonner au mieux ces produits, dans le but de bénéficier de leurs formidables propriétés.